Attention, ce groupe, c'est la grande classe. THE DECLINE (avec un point d'exclamation) est un croisement entre la oï, le folk et le punk. Musicalement, THE DECLINE ! me fait penser à un mix entre D.O.A., THE BRUISERS, SOCIAL DISTORTION, THE POGUES et BAD RELIGION. Le talent est là et ça s'entend dès les premiers accords. Les musiciens ne sont pas des branques de seconde zone. Non, ils ont officié dans de renommées formations, d'où cette expérience du rock'n'roll taillé pour la scène qui saute immédiatement aux oreilles. Les refrains sont très accrocheurs (l'influence des pubs et de la bière qui va avec, sans aucun doute), les riffs sont très bons tout en étant simples, le tandem basse/batterie fonctionne à outrance (pour notre plus grand plaisir) et le chant... Aaaaah, le chant !! Quel talent !! Non content de nous balancer à la gueule des textes qui sentent le vécu (enfin, je crois), Kevin nous assassine pour notre plus grande joie avec ses lignes de chant d'une voix chaleureuse, profonde, mélancolique et éraillée juste comme il faut.
Morbid Tankard vous parle...
Un blog sans prétention mais un peu quand même...
Qui êtes-vous ?
- Morbid Tankard
- France
- Un être humain perdu dans un océan de torpeur intellectuelle...
samedi 12 mai 2012
lundi 30 avril 2012
NAPALM DEATH 'Utilitarian'
L'avantage avec NAPALM DEATH, c'est que l'on sait à quoi s'attendre. Certes, le groupe a évolué tranquillement au fil des années mais NAPALM DEATH est comme CANNIBAL CORPSE, MOTORHEAD ou KRISIUN, la recette fonctionne, elle plaît, alors on la garde. Les quantités des ingrédients intervenant dans la recette varient légèrement mais le goût est là et on en reprend une louchée en tendant son auge car on en redemande encore et encore sans aucunement se lasser. Et tant pis pour la digestion difficile qui s'annonce.
dimanche 29 avril 2012
SIGH 'In somniphobia'
Très différent des deux précédents albums, SIGH revient à un style moins bourrin en se rapprochant de 'Imaginary sonicscape' (2001). C'est-à-dire que les tempos très rapides sont largement atténués par des ambiances aussi variées qu'improbables. SIGH ose et repousse à chaque album les frontières du métal. On ne peut pas vraiment parler de fusion mais SIGH ici mélange son black-metal si typique et sobre au jazz (trompette, saxophone, piano), au rock progressif assez seventies sur les bords, à la cold/dark wave et à la musique du monde (appellation que je préfère à 'world music' que je trouve tout pourri). Ceci est dû à la présence d'instruments réels inattendus comme le sarangi, le sitar ou le tampoura (qui amènent de magnifiques couleurs en provenance d'Inde), la clarinette, l'accordéon, l'orgue, le glockenspiel (un genre de xylophone), etc... Le tout se mélange magnifiquement aux rythmiques métal et aux bruitages et arrangements divers et SIGH gomme ici le seul défaut de l'album 'Imaginary sonicscape' en supprimant les enchaînements abrupts. Tout coule avec une fluidité et une tranquillité déconcertantes, même sur les tempos rapides tout de même présents sur quelques chansons. L'album est donc très très varié et, ô paradoxe, incroyablement homogène. Les écoutes peuvent s'enchaîner en boucle, ce disque est tellement dense qu'à chaque écoute, de nouvelles sonorités et ambiances (assez maussades voire glauques) s'offrent à vous. Rarement une oeuvre aussi complète, aboutie, diversifiée et évoluée n'a atteint un tel niveau de perfection.
mercredi 4 avril 2012
'Chroniques de Jérusalem' de Guy DELISLE
J'adore les compte-rendus de voyage de ce dessinateur qui donne dans l'animation et dans la bande dessinée. Avec 'Pyongyang', le régime ultra-totalitaire de Corée du Nord en avait pris plein la gueule. Avec 'Chroniques de Jérusalem', je vous laisse deviner le contexte : environ 330 pages de vécu qui donnent froid dans le dos. Certes, l'humeur et le cynisme sont présents mais il faut bien avouer que les religions monothéistes en prennent quand même plein la tronche dans ce livre et cela, c'est tant mieux et mérité (le ton du livre est globalement neutre).
En clair, sans aucunement verser dans un antisémitisme de base, il faut avouer que la communauté juive de ce 'pays' fait tout pour se faire haïr. Ce peuple autoproclamé élu qui s'estime supérieur aux autres attire de ce fait haine et dégoût. Faut dire aussi que leurs actions de par le monde et les siècles n'ont guère amélioré à redorer leur blason et ce n'est pas leur occupation dans ce pays vaguement crédible qu'est l'Israël (avec les actions violentes et la mauvaise foi qui vont bien avec) qui va inverser la tendance. On a vu ce que cela avait donné en Allemagne avant l'arrivée du IIIème Reich. Sauf que là, les rôles sont inversés.
samedi 17 mars 2012
Thomas FERSEN 'Je suis au paradis'
S'il y a bien un point commun que partage Thomas FERSEN avec CANNIBAL CORPSE, c'est, dans les deux cas, qu'on ne change pas une recette qui gagne. Thomas FERSEN sait à qui il s'adresse et sait surtout, avant tout, se faire plaisir. Le plus étonnant est qu'il sait également, à chaque album, dont celui-ci, nous apporter son lot de plaisir. L'empathie est donc de mise.
Néanmoins, on ne saurait accuser notre ami de jouer la facilité. Les musiques sont travaillées, envoûtantes et les arrangements toujours aussi somptueux. Quant au chant, il est égal à lui-même : mi-chanté ni-narré (cinq écoutes par jour ?), il est toujours aussi chaud. Il donne surtout envie d'écouter les belles histoires que Thomas FERSEN aime nous raconter et nous faire partager. Sa plume est toujours aussi agréable même si les rimes sont parfois incongrues. Mais ceci est une constante chez notre homme.
Thomas FERSEN nous enchante donc une fois de plus. Ses textes nous présentent des personnages hors-normes ('Dracula', 'Le balafré', 'J'suis mort') et aiment aussi jouer avec la mort ('Félix', 'Une autre femme'), thème récurrent sur ce disque (d'où son titre), ainsi qu'avec les mythes liés au monde de la nuit et de l'ombre ('L'enfant sorcière', 'Sandra', 'Les loups-garous'). Thomas FERSEN est un conteur.
vendredi 16 mars 2012
MASTER'S HAMMER 'Vracejte konve na misto'
A l'image des fongi de Yuggoth, les dix titres de ce nouveau disque se déroulent sur un tapis de blasphèmes. Cette offrande impie s'offre probablement à des entités qu'il vaut mieux ne pas connaître. Franchement, il faut bien avouer que les mecs de MASTER'S HAMMER sont vraiment des originaux complètement barrés. Ce doit être le climat de la Tchéquie. Ou son histoire. Ou sa position géographique. Ou sa culture. Bref, il doit y avoir un ou plusieurs facteurs qui font que ce pays arrive à générer d'aussi étranges combos.
MASTER'S HAMMER revient avec une bien belle réussite (une fois de plus) même si le groupe ne se résume plus qu'à un seul membre, soit Frantisek STORM, guitariste, vocaliste et principal compositeur. La musique ici revient à un style plus métal qui se rapproche donc des débuts du groupe. MASTER'S HAMMER s'adonne toujours à ce genre de métal tellement typique et original qu'il est difficile de le rapprocher d'un genre bien précis. C'est une espèce de métal baroque, atypique, extrême, original et alambiqué sans être forcément technique. L'émotion, une fois de plus, ici prime. Le chant si typique est donc toujours là. Rauque et âpre au même titre que ce son de guitare tellement unique qu'une fois de plus nous constaterons qu'il est inutile de chercher à comparer MASTER'S HAMMER à qui ou quoi que ce soit.Seul autre membre rescapé : NECROCOCK qui ici vient mettre le bazar sur quelques titres avec des voix et des harmonies biscornues dont lui seul a le secret. Autre modification, il y a un batteur ce qui nous change de la boîte à rythmes du précédent album. Le dernier nouveau membre, un certain Joe HARPER, se permet de temps à autre, quelques voix et surtout d'y jouer de... la guimbarde !! Je crois bien que c'est la première fois que j'entends cet instrument sur un disque de métal. D'ailleurs, chaque titre bénéficie d'une orchestration spécifique à grand renfort de claviers étranges, de choeurs mystérieux, de soli cyclopéens (oui, je sais, ça ne veux rien dire) même si, durant ces dix chansons, le style dominant est un métal hargneux, puissant et fougueux.
mercredi 7 mars 2012
Pierre TORNADE (1930 - 2012)
dimanche 4 mars 2012
TANKARD 'Alcoholic metal'
Le label HR Records, spécialisé dans l'édition et réédition d'albums et autres raretés en format vinyle, a sorti sur deux disques les deux premières démos des allemands cultes de TANKARD. L'objet est très beau, comme vous pouvez le voir sur la photo. L'édition est limitée à 666 exemplaires et je crois que l'on peut encore en trouver en farfouillant sur le net. Le double-vinyle est agrémenté d'une flopée de photos d'époque très amusantes et d'un livret reproduisant des documents d'époque notamment des affiches de concerts (avec SODOM, VENOM, DEATHROW et KREATOR) faites à la main (collage et feutre noir). C'était roots mais au moins ça fonctionnait et ça fonctionne d'ailleurs encore.
'Didier BARCCO' de Monsieur LE CHIEN
Arrêtez donc de lire de la merde et lisez plutôt ceci. Comme quoi le politiquement trèèèès incorrect peut avoir aussi la classe. Aux prochaines présidentielles, votez tous et toutes 'Monsieur LE CHIEN' (faites votre bulletin vous-même).
samedi 3 mars 2012
MONONC' Serge 'Ca, c'est d'la femme !'
Si vous voulez avoir une idée du contenu de ce disque, regardez donc le terrible clip réalisé pour l'occasion tout frais sortant du four et que je viens de mettre en partage sur ce blog il y a quelques jours. MONONC' Serge a donc cessé sa collaboration avec les métalleux d'ANONYMUS pour revenir à un style plus proche de l'album 'Serge blanc d'Amérique', la présence sur ces deux disques du guitariste Peter PAUL expliquant cette légère similitude. Mais, autant 'Serge blanc d'Amérique' était très varié musicalement parlant (trop selon Serge ROBERT, dixit lui-même lors de mon entrevue avec ce sympathique personnage durant le mois d'avril 2011), autant ce nouveau disque est par contre très homogène, voire compact, dans la démarche. Ici, Peter PAUL, génial guitariste très rock avec un gros son parfois proche du métal, du sludge et du blues, a composé l'intégralité (ou presque) de la musique. Peter PAUL a de l'imagination et ses riffs de gratte sont parfois très surprenants voire carrément curieux. MONONC' Serge, contrairement à son habitude, ne signe ici que les textes (seules deux chansons ont été composées par lui).
La pochette du disque donne le ton : irrévérence et outrage en perspective. Musicalement, c'est donc du lourd, du rock bien puissant et original, torché au papier de verre. Sur ce point, c'est réussi même si la première écoute peut éventuellement laisser l'auditeur incrédule pour les motifs exposés ci-dessus. Mais quand on accepte (facilement) le jeu de guitare de Peter PAUL, fortement couillu, on entre finalement dans le trip.
AUTOPSY 'All tomorrow's funerals'
Je ne vais pas m'étendre sur les qualités de ce groupe de death-metal véritable. Si vous voulez savoir ce que j'en pense, fiez-vous pour cela aux deux autres chroniques disponibles sur ce blog. Néanmoins, 'All tomorrow's funerals' déterre (c'est le mot) du passé de vieilles bandes en rééditant tous les singles du groupe, ainsi que quelques raretés. Seules les démos des débuts n'y figurent pas. Bref, tous ces titres n'étant plus disponibles depuis longtemps, AUTOPSY les exhume délibérément pour notre plus grand plaisir. Certes, le fan se retrouvera invariablement avec des morceaux en double-emploi dans sa discothèque mais l'ensemble composé de 22 titres mérite amplement l'acquisition. Surtout qu'AUTOPSY nous gâte en proposant plusieurs inédits récemment enregistrés très bons et globalement plus rapides que la moyenne de ceux figurant sur le dernier full-lenght en date. Rien que pour cela, cette compilation vaut le détour. De plus, l'objet est vraiment très soigné : un digipack bien macabre agrémenté d'un livret plus proche d'un livre que d'autre chose car composé tout de même de 24 pages soigneusement illustrées et bourrées d'informations. AUTOPSY reste donc un leader dont l'ombre plane loin au dessus d'une tonne de groupes (devenus) nuls comme il en existe tant. Du death-metal dans toute sa splendeur, crade, pestilentiel, triste et morbide à souhait.
'Quai d'Orsay' de Christophe BLAIN
Epaulé par un certain Abel LANZAC, anonyme pseudonyme probablement diplomate de métier, Christophe BLAIN sort ici le second tome de 'Quai d'Orsay' qui, ici, fait face à la crise du LOUSDEM. L'action se situe donc il y a quelques années et se passe, outre dans le monde entier, au Ministère des Affaires Etrangères (avec des majuscules, s'il-vous-plaît). Sous-intitulé 'Chroniques diplomatiques', ce livre magnifique (BLAIN est un génie même si son trait peut déranger) caricature plus ou moins Dominique De VILLEPIN qui a donc été ministre des Affaires Etrangères de 2002 à 2004 et qui s'est illustré en s'opposant à la guerre en Irak (ici le LOUSDEM) voulue par les américains. Certains personnages sont immédiatement identifiables (Colin POWELL ici devient Jeffrey COLE, Jacques CHIRAC et son regard de chien battu, BERLUSCONI en petit connard obsédé, etc...). Les autres personnages tels les ambassadeurs ou les conseillers sont totalement fictifs mais ont dû quelque peu se reconnaître s'ils ont lu cette bande dessinée (ha, ha). Cela dit, nous ne sommes pas tellement dans la caricature mais plutôt dans l'Histoire, sauf que les noms ont été changés, tout simplement.
LES SPADASSINS
J'ai découvert LES SPADASSINS en première partie des TERRIBLES (un groupe formidable, eux aussi). Je ne connaissais pas ce groupe et j'ai pris une bonne claque ce soir là. Depuis, je savais que le groupe donnait à l'occasion des concerts de-ci de-là avec une certaine reconnaissance (méritée). LES SPADASSINS jouent de l'energic garage-powerpop (j'ai trouvé cette appellation quelque part et je trouve que ça leur va bien) avec un style très british branché modernist (mod) rétro comme il se doit mais en même temps très actuel, apportant ainsi à la scène rock, notamment française, un bon coup de chiffon, celle-ci étant tout de même cruellement engluée dans un immobilisme flagrant. Leur discographie est pour le moment restreinte et leur tout nouveau 45-tours arrive comme un vent de fraîcheur avec ses guitares et ses claviers dont les sonorités sont directement issues du rock des années 60 voire 70. A découvrir absolument !!
Gérard RINALDI (1943 - 2012)
mardi 28 février 2012
dimanche 19 février 2012
'L'armure du Jakolass' de Manu LARCENET
Et oui, tiens, pourquoi pas ?! Après tout, c'est mon blog et je parle de ce que je veux. Et si je désire publier des recettes de cuisine ou des comptes-rendus de matches de curling, c'est mon droit, non ?! On m'a offert cette bande dessinée et c'est bien tombé car j'avais l'intention de me la procurer. De ce fait, je vais vous conter une bien belle histoire...
Tout le monde connaît la série mettant en scène Valérian et Laureline. C'est obligé (que vous ayez au moins celle-ci en tête). C'est comme Lucky Luke ou Tintin, tout le monde connaît. Au moins, de nom. Cette série opéra-galactique a démarré sa parution dans les années 60 et, au jour d'aujourd'hui, existe toujours (ou presque) et est toujours de qualité. Les auteurs Pierre CHRISTIN et Jean-Claude MEZIERES ont décidé, pour continuer la saga achevée avec 'L'ouvre temps' en 2010, de confier leur bébé à des auteurs et amis afin de passer le flambeau en maintenant le mythe vivant.
Et c'est Manu LARCENET qui s'y colle le premier. J'adore LARCENET même si je n'adhère pas toujours à tout ce qu'il a fait ('Blast' ne m'accroche pas trop et certaines de ses oeuvres sont un peu trop moralisatrices à mon goût). Je suis plus branché par 'Bill BAROUD' par exemple. Et avec 'L'armure du Jakolass', non seulement Manu LARCENET n'écorche point le mythe en le parodiant mais se permet même de proposer ici un livre absolument magnifique et très original tout en s'incrustant avec tact et brio dans la saga spatiale. Le scénario est en béton armé. Je ne vais pas trop m'y pencher car je ne souhaite guère vous gâcher du plaisir en cas de future lecture mais l'histoire est originale, géniale et riche en aventures et rebondissements, écorchant judicieusement au passage la connerie des religions. Bon, je vous préviens, la fin est un peu triste.
lundi 13 février 2012
LES ANIMALS
Bon, d'après ce que j'ai compris, ce Ep de quatre titres fait suite à une exposition qui a eu lieu à RENNES sous le nom de 'Laisse béton' et générée par POCH et ROCK, deux adeptes de la culture urbaine issue des cités d'antan dont les graffitis font plus penser à la scène rock tannée qu'à autre chose (je pense à la sous-culture hip-hop dont POCH et ROCK semblent très éloignés en s'affranchissant totalement de cette imagerie rap dégueulasse trop souvent récurrente dans ce domaine). Les deux gus, avec leurs potes, profitent de l'occasion et éditent ainsi l'intégrale composé par leur groupe LES ANIMALS, un groupe de rock oï rennais fondé en 2001, sur un 45-tours paru pour l'occasion lors de l'exposition. J'ai acheté ce vinyle, numéroté et édité à 500 exemplaires, sans rien connaître de ce groupe. Au pif. La première fois que j'ai écouté ce disque, j'ai trouvé cela vraiment pourri. Musique ultra-basique et boîte à rythme linéaire. En comparaison, le premier disque de THE LAST RESORT passe presque pour du jazz expérimental. Y savent pas jouer ni chanter mais le son est bon, ce qui est déjà un point positif. Et quelle productivité : dix ans d'existence pour réussir à composer tout de même quatre chansons totalisant 10 minutes de oï qui me fait penser d'ailleurs un peu, dans les textes, à leurs collègues géographiques des TROTSKIDS. C'est en lisant les textes (imprimés) que j'ai eu la révélation : LES ANIMALS est donc un grand cru. Ca parle de rades miteux, de baston en banlieue et en bande, de squats, de plans foireux, de chômage, de picole, d'amitié entre potes et de virées en mob. Le tout avec une certaine dose d'humour un brin parodique.
jeudi 2 février 2012
BURZUM 'From the depths of darkness'
Curieuse mode, tous styles confondus, qui consiste à réenregistrer des anciens morceaux de son propre répertoire. Le one-man band BURZUM n'échappe pas à la règle et réadapte au goût du jour certains des meilleurs titres extraits de ses deux premiers méfaits, soit 'Burzum' et 'Det som engang var' (enregistrés tous les deux en 1992). On a tendance à penser que l'exercice est facile et quelque peu inutile. Oui et non. Dans le cas de BURZUM, l'interprétation est assez fidèle mais les années ont passé et Varg VIKERNES s'offre, pour son simple plaisir, un dépoussiérage de chansons qui lui tiennent toujours à coeur. Bien lui en a pris car l'essai est transformé et le challenge relevé. Certes, ce disque va vite s'avérer anecdotique dans la discographie de BURZUM, surtout que celui-ci reste très prolifique sans être prolixe. J'ai connu BURZUM dès la sortie de son premier album (ce qui fait que je possède un putain de collector) et n'ai cessé de suivre sa carrière (ce qui n'était pas trop difficile à une certaine époque). Et jamais BURZUM ne m'a déçu.
dimanche 29 janvier 2012
Interview : SHAXUL, batteur et vocaliste chez MANZER et tenancier du label LEGION OF DEATH Records
Le jour où j'ai reçu ma commande, il y a de cela quelques semaine, en provenance du label LEGION OF DEATH/ARMEE DE LA MORT Records, j'écoutais 'Inquisitors of Satan'. A priori, il n'existait aucun lien entre ces deux anecdotes. Ce disque est pour moi un must en matière de métal noir et l'apogée, et de loin, de la carrière de DEATHSPELL OMEGA (parce qu'après...). En farfouillant sur le sacro-saint site METAL ARCHIVES, à ma grande surprise, je découvris que SHAXUL, gérant du label ci-dessus nommé et musicien au sein de MANZER que j'avais vu quelques temps auparavant sur scène, officia à une certaine époque dans DEATHSPELL OMEGA et joua sur le formidable 'Inquisitors of Satan'. La tentation était de ce fait trop forte et je me suis donc empressé de contacter SHAXUL afin de lui poser quelques questions sur sa carrière en tant que musicien et patron de LEGION OF DEATH Records. J'ai rencontré, via internet, un personnage ouvert et sympathique mais, et c'est tant mieux, qui ne manie guère la langue de bois. Au contraire, SHAXUL nomme un chat un chat et la franchise du personnage n'a d'égal que sa passion pour le métal underground, la plus honnête des scènes métal.
Hail ! Tu as commencé a te faire connaître en tant que bassiste/chanteur dans HIRILORN qui a eu à l'époque un bon écho (et que j'avais apprécié personnellement). Pourquoi le groupe a-t-il cessé toute activité alors que la reconnaissance semblait être là ?
Infernal Hails, Morbid TANKARD ! HIRILORN a dû splitter car il n'y avait pas d'autre solution. Deux des membres n'étaient plus vraiment intéressés par le Metal, et se mettaient à écouter de la pop, du hardcore moderne, de l'électro, et toutes ces horreurs. Je leur ai signifié qu'HIRILORN ne pourrait continuer avec eux qu'en tant que membres-session et bien sûr ils ont refusé et sont partis en claquant la porte, ce que je comprends. Le groupe a donc splitté car, dans HIRILORN, chacun apportait une touche importante et il aurait été impossible de recréer un line-up. De toute façon, DEATHSPELL OMEGA existait déjà, donc on a enchaîné en se concentrant sur ce projet.
Je suis fan de l'album de DEATHSPELL OMEGA intitulé 'Inquisitors of Satan' que je considère comme un chef-d'oeuvre absolu (je possède la version CD de Northern Heritage). Je n'ai par contre pas vraiment aimé ce qui a été enregistré par la suite. Peux-tu nous parler de cet enregistrement ? Pourquoi les textes sont imprimés dans le livret tout en étant volontairement brouillés ?
Les enregistrements se sont tous faits dans le local de répétition, situé chez Hasjarl, principal compositeur. Pour les textes, l'explication est un peu longue mais la voici. Au départ, l'idée avec DEATHSPELL OMEGA était de ne sortir que du vinyle à tirage limité, uniquement pour les fanatiques du genre. Les paroles étaient présentées de manière complète dans les disques originaux. Quand je suis parti, l'état d'esprit des autres membres avaient déjà changé et leur vision était radicalement opposée. Ils se sont donc empressés de ressortir l'intégralité des enregistrements auxquels j'ai participé en édition CD à tirage illimité. Sauf qu'ils se sont mis à détester mes paroles puisqu'elles étaient totalement anti-religieuses, et que leur nouveau concept était d'être religieux. Pour signifier qu'ils reniaient cette période, ils ont fait ça comme ça au niveau des livrets. Mais bon, j'ai vu les CD's chez un ami, car moi-même, je n'en ai jamais eu une seule copie, bien sûr... C'est typique du business propre au "religious Black Metal" !
Il y a un titre de ce disque qui me rend dingue car envoûtant : 'Succubus of all vices'. De quoi parle-t-il et globalement, quels sont les thèmes abordés sur 'Inquisitors of Satan' ?
Une succube est un personnage légendaire, un démon qui s'incarne en femme (l'incube étant un démon qui s'incarne en homme). La maîtresse des succubes est Lilith, censée être la première femme, et il y a de nombreux mythes autour d'elle. Ce texte lui est consacré. Les thèmes de cet album sont franchement classiques. Tout tourne autour du Diable, de la mort, du péché... Des thèmes inhérents au Black Metal.
Quand DEATHSPELL OMEGA a débarqué sur la scène en trombe, tout le monde se demandait d'où venait ce groupe, qui en étaient les membres, quelle était sa nationalité ? Cette aura de mystère à la BATHORY était-elle voulue (absence de concert, anonymat complet) ?
Au départ, c'était voulu car DEATHSPELL OMEGA a commencé comme un projet en parallèle d'HIRILORN. On ne pensait vraiment pas que ça marcherait autant. Mais on a continué dans une sorte d'anonymat car pour nous, la musique et les textes étaient plus importants. Sauf qu'évidemment, comme il fallait s'en douter, tout le monde a très rapidement su quel était le line-up du groupe. Regarde aujourd'hui, il y a même des infos sur le site Metal Archives. Et pourtant, des gens sont toujours fascinés par ce côté pseudo-mystérieux ; c'est puéril, mais tu sais, c'est aussi ce qui fait vendre, et ce groupe l'a bien compris. Les gens ont réellement besoin de cette aura de mystère alors que ces gars ont le trou du cul fait comme tout le monde. Les gens qui aiment ce groupe sont comme des gamins idiots qui se boucheraient les oreilles exprès pour ne pas entendre ce qui se cache vraiment derrière tout ça car ça n'a rien d'exceptionnel mais ils préfèrent vivre dans cet espèce de mystère pathétique. Ils ne font pas de concerts, pas d'interviews, etc... Bref, l'opposé d'un groupe de Metal. Pas de comparaison possible avec BATHORY, qui mérite son statut culte, lui.
Infernal Hails, Morbid TANKARD ! HIRILORN a dû splitter car il n'y avait pas d'autre solution. Deux des membres n'étaient plus vraiment intéressés par le Metal, et se mettaient à écouter de la pop, du hardcore moderne, de l'électro, et toutes ces horreurs. Je leur ai signifié qu'HIRILORN ne pourrait continuer avec eux qu'en tant que membres-session et bien sûr ils ont refusé et sont partis en claquant la porte, ce que je comprends. Le groupe a donc splitté car, dans HIRILORN, chacun apportait une touche importante et il aurait été impossible de recréer un line-up. De toute façon, DEATHSPELL OMEGA existait déjà, donc on a enchaîné en se concentrant sur ce projet.
Je suis fan de l'album de DEATHSPELL OMEGA intitulé 'Inquisitors of Satan' que je considère comme un chef-d'oeuvre absolu (je possède la version CD de Northern Heritage). Je n'ai par contre pas vraiment aimé ce qui a été enregistré par la suite. Peux-tu nous parler de cet enregistrement ? Pourquoi les textes sont imprimés dans le livret tout en étant volontairement brouillés ?
Les enregistrements se sont tous faits dans le local de répétition, situé chez Hasjarl, principal compositeur. Pour les textes, l'explication est un peu longue mais la voici. Au départ, l'idée avec DEATHSPELL OMEGA était de ne sortir que du vinyle à tirage limité, uniquement pour les fanatiques du genre. Les paroles étaient présentées de manière complète dans les disques originaux. Quand je suis parti, l'état d'esprit des autres membres avaient déjà changé et leur vision était radicalement opposée. Ils se sont donc empressés de ressortir l'intégralité des enregistrements auxquels j'ai participé en édition CD à tirage illimité. Sauf qu'ils se sont mis à détester mes paroles puisqu'elles étaient totalement anti-religieuses, et que leur nouveau concept était d'être religieux. Pour signifier qu'ils reniaient cette période, ils ont fait ça comme ça au niveau des livrets. Mais bon, j'ai vu les CD's chez un ami, car moi-même, je n'en ai jamais eu une seule copie, bien sûr... C'est typique du business propre au "religious Black Metal" !
Il y a un titre de ce disque qui me rend dingue car envoûtant : 'Succubus of all vices'. De quoi parle-t-il et globalement, quels sont les thèmes abordés sur 'Inquisitors of Satan' ?
Une succube est un personnage légendaire, un démon qui s'incarne en femme (l'incube étant un démon qui s'incarne en homme). La maîtresse des succubes est Lilith, censée être la première femme, et il y a de nombreux mythes autour d'elle. Ce texte lui est consacré. Les thèmes de cet album sont franchement classiques. Tout tourne autour du Diable, de la mort, du péché... Des thèmes inhérents au Black Metal.
Quand DEATHSPELL OMEGA a débarqué sur la scène en trombe, tout le monde se demandait d'où venait ce groupe, qui en étaient les membres, quelle était sa nationalité ? Cette aura de mystère à la BATHORY était-elle voulue (absence de concert, anonymat complet) ?
Au départ, c'était voulu car DEATHSPELL OMEGA a commencé comme un projet en parallèle d'HIRILORN. On ne pensait vraiment pas que ça marcherait autant. Mais on a continué dans une sorte d'anonymat car pour nous, la musique et les textes étaient plus importants. Sauf qu'évidemment, comme il fallait s'en douter, tout le monde a très rapidement su quel était le line-up du groupe. Regarde aujourd'hui, il y a même des infos sur le site Metal Archives. Et pourtant, des gens sont toujours fascinés par ce côté pseudo-mystérieux ; c'est puéril, mais tu sais, c'est aussi ce qui fait vendre, et ce groupe l'a bien compris. Les gens ont réellement besoin de cette aura de mystère alors que ces gars ont le trou du cul fait comme tout le monde. Les gens qui aiment ce groupe sont comme des gamins idiots qui se boucheraient les oreilles exprès pour ne pas entendre ce qui se cache vraiment derrière tout ça car ça n'a rien d'exceptionnel mais ils préfèrent vivre dans cet espèce de mystère pathétique. Ils ne font pas de concerts, pas d'interviews, etc... Bref, l'opposé d'un groupe de Metal. Pas de comparaison possible avec BATHORY, qui mérite son statut culte, lui.
Tu m'as confié avoir quitté le groupe pour 'divergences idéologiques et musicales'. Que penses-tu de ce que DEATHSPELL OMEGA a enregistré par la suite ?
Oui, je suis parti car ils sont devenus religieux, et se sont mis à composer de la merde. Ce que je pense de ce qu'ils font maintenant, c'est simple, c'est du Metal chrétien prétentieux de hipster. Les gens qui défendent ce groupe bec et ongle peuvent aller se faire foutre car voilà tout ce qu'ils sont, des chrétiens aussi, doublés de bourgeois biens sous tout rapport mais qui se prennent pour des artistes. Tout ça, c'est de la branlette, et pour ne pas le voir, il faut être sacrément con. De toute façon, les derniers enregistrements sont de pire en pire, ça ressemble à ce style bâtard à vomir qu'on appelle le "Post-Hardcore", ceux qui se paluchent devant ça sont simplement naïfs et ne comprennent rien au Metal. Autrement ils détesteraient puisqu'il s'agit là d'offenses très claires envers le Metal lui-même. Il faut arrêter de dire que c'est du Black Metal, car ce n'en est pas.
Tu as collaboré avec la formation japonaise SABBAT dont je suis également un fan absolu. Peux-tu nous parler un peu de cette rencontre ?
Malheureusement, je ne les ai jamais rencontrés en personne. Mais je corresponds avec Gezol depuis le milieu des années 90, et lorsque SABBAT sortait les 7" EP's de la série "Harmageddon", j'ai proposé de faire le "French Harmageddon" sur le label avec qui je collaborais à l'époque, END ALL LIFE Productions. J'ai chanté en français le morceau "Hellfire" (ce qui a donné "Les Flammes de l'Enfer"). Ensuite, quand j'ai créé LEGION OF DEATH Records, j'ai voulu commencer par une production avec SABBAT, il en a résulté un split 7" EP avec TERROR SQUAD, groupe génial également. Sur ce disque, j'ai traduit en français les paroles de "Black Fire" ("Le Feu Noir") et Gezol les a chantés lui-même, de manière phonétique car ne parlant pas la langue ! Tout ça était vraiment excellent à faire. Maintenant, j'espère pouvoir les rencontrer bientôt et pourquoi pas partager une affiche avec eux ! SABBAT est vraiment le meilleur groupe de Black Metal de tous les temps.
Oui, je suis parti car ils sont devenus religieux, et se sont mis à composer de la merde. Ce que je pense de ce qu'ils font maintenant, c'est simple, c'est du Metal chrétien prétentieux de hipster. Les gens qui défendent ce groupe bec et ongle peuvent aller se faire foutre car voilà tout ce qu'ils sont, des chrétiens aussi, doublés de bourgeois biens sous tout rapport mais qui se prennent pour des artistes. Tout ça, c'est de la branlette, et pour ne pas le voir, il faut être sacrément con. De toute façon, les derniers enregistrements sont de pire en pire, ça ressemble à ce style bâtard à vomir qu'on appelle le "Post-Hardcore", ceux qui se paluchent devant ça sont simplement naïfs et ne comprennent rien au Metal. Autrement ils détesteraient puisqu'il s'agit là d'offenses très claires envers le Metal lui-même. Il faut arrêter de dire que c'est du Black Metal, car ce n'en est pas.
Tu as collaboré avec la formation japonaise SABBAT dont je suis également un fan absolu. Peux-tu nous parler un peu de cette rencontre ?
Malheureusement, je ne les ai jamais rencontrés en personne. Mais je corresponds avec Gezol depuis le milieu des années 90, et lorsque SABBAT sortait les 7" EP's de la série "Harmageddon", j'ai proposé de faire le "French Harmageddon" sur le label avec qui je collaborais à l'époque, END ALL LIFE Productions. J'ai chanté en français le morceau "Hellfire" (ce qui a donné "Les Flammes de l'Enfer"). Ensuite, quand j'ai créé LEGION OF DEATH Records, j'ai voulu commencer par une production avec SABBAT, il en a résulté un split 7" EP avec TERROR SQUAD, groupe génial également. Sur ce disque, j'ai traduit en français les paroles de "Black Fire" ("Le Feu Noir") et Gezol les a chantés lui-même, de manière phonétique car ne parlant pas la langue ! Tout ça était vraiment excellent à faire. Maintenant, j'espère pouvoir les rencontrer bientôt et pourquoi pas partager une affiche avec eux ! SABBAT est vraiment le meilleur groupe de Black Metal de tous les temps.
lundi 23 janvier 2012
MERCYLESS 'In memory of Agrazabeth'
J'ai découvert MERCYLESS en 1990 avec la compilation 'Total virulence'. Le titre 'Without Christ' que l'on retrouve sur le premier album me rendait totalement fou. Au début, MERCYLESS s'écrivait avec un I mais les MERCILESS suédois se sont montrés tellement casse-couilles que le MERCYLESS français a fini par modifier son orthographe. Quand 'Abject offerings' est sorti, ce fut la grosse baffe. MASSACRA, AGRESSOR et LOUDBLAST tremblèrent. Le premier album est magnifique et très personnel : un death-thrash bourré de feeling avec des riffs de tueurs et des enchaînements envoûtants et novateurs. J'avoue que 'Coloured funeral' m'avait moins botté à sa sortie en 1993. Je trouvais que le groupe en faisait trop et surchargeait inutilement sa musique. Quant au troisième album intitulé 'Cold', il sortait totalement des sentiers battus en s'éloignant définitivement du death tortueux et oppressant qui caractérisait le groupe alsacien. Max OTERO, à la sortie de 'Cold', me confiait que le deuxième album ne reflétait pas l'évolution réelle que le groupe aurait voulu suivre, à cause d'un certain manque de recul et de maturité. Néanmoins, MERCYLESS a vendu environ 25.000 copies de ses deux premiers albums, ce qui n'est pas rien, surtout pour un groupe français. 'Cold' ne m'avait pas interpellé. Le changement de line-up y fut probablement pour quelque chose. J'avais chroniqué ce troisième méfait en taxant MERCYLESS d'opportunisme, ce qui n'avait pas trop plu à Max (guitare et chant) à qui j'avais donc accordé dans mon fanzine de l'époque un droit de réponse par le biais d'une interview. 'Cold' était pourtant un bon album audacieux et téméraire mais ce n'est pas ce que cherchait le public métal à une époque où le death-metal commençait à tourner en rond et le black-metal à répandre ses cendres encore brûlantes (et je ne parle même pas de la vague grunge). Mais le mal était fait et MERCYLESS commença à sombrer dans l'oubli, le public ne jurant que par les deux premiers disques. Mais aujourd'hui, MERCYLESS est de retour depuis peu avec deux des membres d'origine. Les concerts se préparent et le public retient un souffle plein d'impatience, d'espoir et d'appréhension, surtout qu'une rumeur circule comme quoi un nouvel album serait en préparation dans une veine plutôt proche des débuts discographiques du groupe.
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